Désormais, concrètement, c’est dans cette vie quotidienne que nous menons, ici et maintenant, sur terre, que chacun doit se convaincre dur comme fer que cet instant qu’il vit est éternel, vraiment éternel, effectivement éternel, éternel tout de bon, même s’il le perçoit comme éphémère et irréversible – sensation d'irréversibilité qui est la condition nécessaire au sentiment de temporalité, donc à la réalisation d’une éternité vivante.

Il est aussi difficile de se représenter positivement, réalistiquement, notre éternité qu’il le serait de dessiner de façon convaincante sur le papier un objet à quatre dimensions spatiales. Non pas difficile, mais impossible. (p.61, § 22)