Il est plusieurs manières de se représenter l'éternel retour du même au sein de l’interminable renouvellement d'univers à l’œuvre dans le multivers. Il en est une toute simple, qu’on pourrait appeler élémentaire, parce qu’elle se fait à l’aide de quelques petits dessins et comme en comptant sur ses doigts. (…) En schématisant, nous pouvons d'abord imaginer de disposer en enfilade l’infinie variété de tous les univers possibles qui se succèdent au fil du temps. (…)

                    

 Mais puisqu’à nous, êtres humains, à nous « existants », seuls importent ces mondes où nous avons notre vie, on peut tenir pour négligeables les autres univers : puisque nous n'y sommes pas, et que nous n'en avons aucune expérience, ils nous sont comme « rien ».(…) Désormais, nous pouvons nous représenter l'éternel retour comme une chaîne uniquement constituée des mondes où nous vivons notre existence (…). (p.52, §17)

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